Home شارع الرياضة Le covid-19 ne met pas nos athlètes au tapis

Le covid-19 ne met pas nos athlètes au tapis

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Avril 2012. A la veille des JO de Londres, Teddy Riner pose pour Paris Match avec un adversaire à sa mesure, Valentin, un ours brun de 5 ans et 230 kilos. Cette image mémorable fera la fierté du judoka. Avril 2020. Autres temps, autres mœurs. Teddy se mesure cette fois à un grizzli. Mais en peluche. Harai-goshi ! En un tour de hanches, l’homme remporte le combat haut la main. Un gros nounours en guise de partenaire ? « C’est mieux que rien, affirme très sérieusement Teddy Riner. A l’origine, c’était un cadeau pour fêter mon dixième titre de champion du monde. Depuis, il traînait dans mon bureau. En période de confinement, il trouve toute son utilité. » Même s’il n’a pas la niaque de Nico Kanning, partenaire habituel du Français, le joujou en kimono permet à celui-ci de travailler prises de manches et projections. Car la bagarre avec son fils, Eden, 6 ans depuis le 1er avril, ne suffirait pas à parfaire sa technique

En voyant l’épidémie se propager, Teddy a anticipé. A la mi-mars, il apprend qu’un plateau est disponible au-dessus de son bureau, à Levallois-Perret. « En deux jours, grâce à mon partenaire Basic-Fit, j’ai pu aménager une salle avec des haltères, un banc de musculation, un vélo, des tatamis… de quoi faire deux sessions par jour, six jours par semaine. »

Il suit à la lettre les recommandations de ses coachs, qui supervisent certaines séances par visioconférence. Plus de sueur ni d’efforts partagés, plus de combat d’homme à homme, plus de conseils livrés les yeux dans les yeux. « C’est étrange pour moi qui ai des rapports fusionnels avec mes entraîneurs, avoue le judoka. Depuis mes débuts, je passe plus de temps avec eux qu’avec ma famille

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