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Hier soir à Paris… Bob Dylan

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En 2017, il s’était posé pour deux soirs à Paris et en profitait pour inaugurer La Seine Musicale. Cette année, Bob Dylan installe son «Never ending tour» au Grand Rex, totalement adapté à la musique qu’il propose. Les billets indiquent «20h PILE» mais la salle n’est pas totalement pleine quand les lumières s’éteignent à 20h10. Les retardataires n’ont que leurs yeux pour pleurer. Car Dylan déboule visiblement en forme, sans chapeau et s’installe derrière le piano, à droite de la scène. «Things I’ve changed» lance les hostilités, mais tout de suite quelque chose surprend. Dylan n’est plus du tout, musicalement parlant, dans l’ambiance des années 30. Stu Kimball l’un de ses deux guitaristes a disparu, laissant Charlie Sexton assurer seul toutes les parties de guitares. Cela change littéralement la donne et permet à Dylan de réinventer encore et encore ses chansons. «It Ain’t me Babe» est totalement déconstruite, mais l’essentiel est là : ce refrain que Paris reconnaît et applaudit.

«Highway 61 revisited» perd son côté électrique au profit d’une version plus laid back. Dylan chante merveilleusement bien, malgré ses 77 ans et sourit même derrière son piano quand il conclut la chanson. «Simple twist of fate» lui permet d’attraper un harmonica et de livrer son premier solo de la soirée. Là aussi, le public se régale. IL y a quelque chose de magique à voir sa silhouette vieillissante, mais tellement iconique. Dylan possède d’ailleurs la même allure que sur la pochette de «Blood on the tracks», les rides ont creusé son visage, mais son regard perçant est toujours aussi vif, toujours aussi malin. Les puristes se régalent de «When I paint my masterpiece », titre ressorti des oubliettes, qui fit les grandes heures de sa collaboration avec The Band. Il le démarre seul au piano et laisse le groupe le rejoindre progressivement

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