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Keira Knightley : les Français l’adorent

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Elle est parfaite, et c’est peut-être pour cela que les Britanniques adorent la détester. Keira est infaillible. Imbattable. Quand elle reçoit, tout est pensé jusqu’au moindre détail. Tasses de thé sur la table pour le côté anglais, tailleur Chanel bleu pour son histoire d’amour avec la France… Et un « fuck » balancé toutes les deux phrases, moyen le plus efficace d’exprimer son état d’esprit actuel ; à 33 ans, Keira Knightley ne veut plus s’excuser d’être elle-même. « Je me sens enfin bien dans ma peau, nous confie-t-elle. C’est un des nombreux avantages de la trentaine. Tout semble moins grave. » Y compris l’agacement, voire la détestation, qu’elle suscite inexplicablement dans sa propre patrie ? C’est le paradoxe Knightley. Belle, talentueuse, célébrée dans le monde entier… sauf en Angleterre, où l’on ne semble décidément pas prêt à lui pardonner tant de succès.

Au même titre que le cricket, le « Keira bashing » s’est établi en sport national. Il se pratique parfois de façon frontale. Quand ses concitoyens osent aborder l’actrice dans la rue, ce n’est pas forcément pour lui jeter des fleurs mais pour lui déclarer à quel point ils l’exècrent et méprisent son talent. Il y a quelques années, un journaliste britannique résumait ainsi la situation : « Si vous voulez devenir amie avec une femme, demandez-lui “Que pensez-vous de Keira Knightley ?” Dans le torrent de bile et de dégoût qui en résultera, vous créerez un lien. » De son jeu à son poids, et jusqu’à la forme de sa mâchoire, rien ne va. « J’avais beau être nominée aux Oscars, aux Golden Globes, aux Bafta, les gens continuaient de me dire que j’étais mauvaise, explique-t-elle. Quand j’ai pris 5 kilos, ils ont pointé du doigt ma cellulite. Quand j’en ai perdu 5, ils m’ont traitée d’anorexique. C’était tellement insensé que je ne pouvais pas les prendre au sérieux et c’est probablement ce qui m’a sauvée. » La miss aux traits délicats a appris à encaisser. Ce ne fut pas toujours le cas

 

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