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Philippe Bouvard : Je me regarde vieillir avec curiosité

 Vous allez bientôt avoir 90 ans. Vous en rêviez ou vous le redoutiez ?
Philippe Bouvard. Je ne le redoutais pas : je n’y croyais pas ! Quand j’avais 25 ans et qu’on m’interrogeait sur mon avenir, je répondais : “Je suis persuadé que je mourrai jeune et que je laisserai un grand livre.” Eh bien j’ai raté les deux

Comment abordez-vous cette partie de votre vie ?
Je me regarde vieillir attentivement, avec curiosité, comme si c’était un autre… Je suis persuadé qu’il faut déployer le maximum d’activités, continuer à voir des gens. La vie vaut d’être vécue jusqu’au bout, pour peu que l’on ait encore la santé, ce qui est mon cas. Ce n’est pas toujours facile, j’entends et je vois moins bien. Mais je m’en accommode, parce que je suis beaucoup aidé et entouré. A part ça, je ne souffre de rien. Je conserve le moral

Vous avez encore, une fois par semaine, une émission à la radio et une chronique en presse écrite. Comment faites-vous pour travailler ?
Je me suis très bien organisé ! On me donne des notes avec le plus gros caractère des ordinateurs, le 96. Et je dicte mes chroniques, comme je l’ai fait pour la moitié de mes livres. J’ai aussi une ligne directe avec RTL à mes domiciles parisien et cannois.

Qu’est-ce qu’une journée type pour vous ?
Quand je suis à Cannes, mon york, qui passe la nuit sur mon lit, vient me lécher l’oreille à 7 heures et je sais qu’il est temps d’écouter la radio : la journée commence. Vers 9 heures, on me lit les journaux. Ensuite, je dicte ou j’enregistre. Après le déjeuner, je fais la sieste. Et pas une petite : elle dure au moins une heure. Et ce depuis quarante ans ! Puis je me remets au travail. Généralement, je suis couché à 20 h 30. Mes copains m’ont longtemps appelé “Commandant Couche-tôt” !

Comment êtes-vous devenu coursier au “Figaro” ?
J’avais 20 ans, je revenais du service militaire et j’étais complètement désespéré. J’avais été viré de tous les lycées sans même avoir passé le bac, je ne trouvais pas d’emploi. J’envisageais, du moins le disais-je, de m’engager pour l’Indochine. Je l’avais annoncé à l’un de mes meilleurs amis dont le père était administrateur général du “Figaro”. Celui-ci m’a reçu et m’a dit : “Je vais vous prendre comme coursier. Mais si vous n’avez pas fait vos preuves dans quinze jours, vous prendrez la porte.” J’y suis resté vingt-deux ans et j’en suis parti avec la fonction de directeur général adjoint 

 

عن jean friscourt

جان فريسكور ، صحافي لبناني فرنسي الاصل ، يعمل في مجال الاعلام مما يزيد عن خمسة وعشرين عاما

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